DILEK YAMAKOGLU : Rencontre avec une créatrice de mode à la tête d’un Empire.

A l’occasion de l’ouverture de la toute première boutique de Dilek YAMAKOGLU à Bruxelles. Nous avons pu nous entretenir avec elle et nous vous partageons cet échange avec plaisir!  

Bonne lecture.

Toukan et Palmyre : Bonjour DILEK !

Dilek YAMAKOGLU : Bonjour !

TP : Nous sommes ravies d’être là ! Peux-tu nous dire qui tu es ? Et de quelle planète tu viens ?

DY : Je m’apelle DILEK YAMAKOGLU et je suis musulmane d’origine turque. J’ai 26 ans et je suis maman de 3 enfants.

TP : Quel est ton parcours Dilek ? Pourquoi et comment es-tu devenue la créatrice que tu es aujourd’hui ?

DY : Il faut savoir que de base, je suis une personne très manuelle.

J’aime faire les choses de mes mains, que ce soit des pâtisseries ou autre chose. J’aime apprendre. Je me suis d’ailleurs formée au métier de maquilleuse coiffeuse auparavant.

Avec le temps, j’ai remarqué qu’on venait souvent me demander conseil au niveau de la mode, des tenues et du hijab. J’ai donc commencé à réfléchir à l’idée de créer ma boutique de vêtements. Comme beaucoup, j’ai fait le constat qu’il était difficile de s’habiller en tant que femme voilée.

La plupart du temps, on se dirige vers tout ce qui est « oversize » et ce n’est pas forcément adapté. On a donc créé notre boutique en ligne avec des créations adaptées aux femmes portant le voile. Mais l’avantage c’est que tout le monde peut les porter, ça convient à tous les styles. Il ne restait plus qu’à se faire connaitre et quoi de mieux que les réseaux sociaux ?

Je me souviens avoir fait ma première Video sur Youtube en étant enceinte (sourire)  mais c’est vraiment après mon accouchement qu’on s’est donné à fond!

TP : Techniquement, comment devient-on créatrice ?

DY : Je ne vais pas entrer dans des détails complexes. Je n’ai pas fait d’école de mode mais de manière générale, j’imagine mes pièces, je dessine et ensuite j’envoie en production dans des ateliers. Actuellement je travaille avec des ateliers en Turquie.

TP : Quels ont été les hauts et les bas que tu as rencontré au cours de cette aventure ?

DY : Je dirai que je n’ai pas eu beaucoup de bas , Al Hamdoulillah.  Allah a toujours envoyé les bonnes personnes sur mon chemin.

Par exemple, l’un de mes mannequins à été recruté par hasard, elle se trouvait à un arrêt de bus au moment où mon mari passait. Même chose pour un autre de mes mannequins, je l’ai rencontrée dans un magasin et nous avons discuté. Il s’avérait que son employeur détenait un atelier de production dans lequel je fais produire aujourd’hui mes créations.

Je suis reconnaissante pour tout ça.

Le seul obstacle auquel j’ai pu être confrontée s’est présenté au niveau du goût. Faisant produire mes pièces en Turquie, on avait tendance à vouloir ajouter des choses à mes créations.

TP : C’est-à-dire ?

DY : Les turques aiment les choses qui scintillent etc. (sourire) et c’est vrai que j’ai un style bien plus simple et classique. C’était parfois compliqué de faire comprendre ça. Mais aujourd’hui Al hamdoulillah.

TP : La Turquie, est-ce un choix professionnel ou affectif?

DY : Je suis née et j’ai grandi en France. Lorsque mon mari et moi nous sommes rencontrés au lycée, on s’est dit qu’un jour on vivrait en Turquie. C’était notre rêve.

Il étudiait le commerce dans le but d’être Businessman et on a toujours eu pour projet d’avoir notre entreprise. La Turquie était le pays parfait pour ça. Il y a une facilité au niveau des démarches qu’il n’y a pas en France. Je pense qu’en France, on aurait mis 4 ans à atteindre notre objectif.

Mehmet : Et là, on a atteint notre objectif en moins d’un an. La Turquie rend nos rêves réalisables.

TP : C’est dingue!

DY : Par contre, on ne dort pas beaucoup, voire pas du tout certains jours. Et on ne voit pas souvent nos enfants …

TP : Vous êtes une véritable équipe. Tu te vois où dans quelques années ? As-tu d’autres projets ?

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DY : J’ai beaucoup de projets !!

Je savoure déjà l’ouverture de ma première boutique. J’envisageais cette ouverture bien plus tard et je suis vraiment fière d’avoir pu accomplir cela aussi vite.

On a pour projet de s’installer définitivement en Turquie cette année, et d’avoir nos propres ateliers de production. Ensuite s’ensuivra la création de ma marque de maroquinerie, de bijoux et de parfums je pense.

Là notre priorité c’est d’agrandir notre showroom. Le boulot n’en finit pas.

TP : Tu penses à franchiser ?

DY : Oui. J’ai d’ailleurs beaucoup de demandes. Je n’ai pas le temps de répondre et je tiens à m’excuser au passage mais on va s’en occuper.

TP :  Un message aux femmes qui veulent se lancer dans ce domaine ou dans un autre?

DY : Toujours, toujours y croire ! Y aller à fond et apprendre à se faire aider.

TP : Merci Dilek !

DY : Merci à vous !

 

Toukan et Palmyre

Boutique DILEK YAMAKOGLU :  Chaussée de Ninove, 284, 1070, Anderlecht, BRUXELLES/ BELGIQUE.
Point de vente DILEK YAMKOGLU :  Chez HIJABGLAM , 86 rue Constant Coquelin 94400 VITRY-SUR-SEINE.

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